Ahhh ce cher Fred

12279039_1144088978952136_9053326222389694130_n Source: Jim Chab, Envol 91

Après deux ans de vie au Manitoba, la chose qui me manque le plus c’est la vie culturelle en français. Oui, la communauté francophone est vibrante, mais c’est l’accès à la consommation personnelle qui s’éclipse peu à peu de ma vie. À Saint-Boniface, on y retrouve du théâtre, de l’improvisation, de la musique, du cinéma et j’en passe. Je peux donc savourer la vie culturelle, mais j’aimerais le faire dans le confort de ma maison.

Comme j’aimerais aller bouquiner dans les librairies remplies de livres en français, me perdre dans les rayons de disques de musique québécoise ou louer le DVD Paul à Québec, mais en vain. La bibliothèque Saint-Boniface a parfois de petits bijoux. Par exemple, grâce à elle, j’ai découvert Sally Folk. 

Je m’ennuie terriblement des artistes du Québec.

Alors, quand Fred Pellerin a fait son chemin jusqu’ici, je me suis garochée pour y aller. Quel bonheur, quel délice. Le même Fred que j’avais vu à Salaberry-de-Valleyfield qui me parle de son Saint-Elie-de-Caxton chéri. C’est un “ One shot deal” à ne pas manquer. Mon coeur explose de joie. Sa parlure est encore plus belle que dans mes souvenirs. Ses mots résonnent le québécois et je jubile.

Le lendemain, j’achète mes billets pour Coeur de Pirate. Elle, je l’aime moins, mais j’irai parce que j’entendrai ce Québec vibrer.

Oui, je m’ennuie de la vie culturelle française du Québec. Par contre, je me plais de vivre dans une province qui a tant à coeur le français et qui me donne la chance de voir ces artistes qui me manquent tant.

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