Pourquoi quitter le Québec ?

québec raquette

Pourquoi quitter le Québec ? C’est bien simple, c’est un choix personnel et notre raison principale est celle-ci:

Local Train Mon mari travaille pour le Canadien Pacifique depuis plusieurs années et il n’y avait plus rien pour lui à Montréal. Par contre, un poste l’attendait à Winnipeg. Impulsif comme il est, il ne lui en fallait pas plus pour faire le saut.

Après une décision de couple, il est parti seul le 26 août. Je suis restée au Québec avec nos enfants pour nous donner le temps de vendre la maison. Entre-temps, je devais moi aussi me trouver un petit quelque chose à Winnipeg, ma raison de quitter. Mais d’abord, vous devez savoir que j’ai toujours affirmé que si l’occasion se présentait pour moi d’aller vivre ailleurs, je la saisirais. J’ai toujours voulu savoir comment ça se passe à l’extérieur du Québec. L’occasion s’est présentée, à moi de la saisir.

Personnellement, je trouve que le Québec est malade. Je trouve que notre belle province en arrache et je n’ai même pas l’espoir de voir la situation s’améliorer. Je sais bien que si je veux voir les choses changer, je dois m’impliquer. Malheureusement, ça n’arrivera pas. Je ne ferai jamais de politique et à part écrire quelques lettres à nos députés, signer des pétitions, aller voter, frapper sur des casseroles, participer à certains rassemblements et me garder informée, je ne vois pas quel est mon apport pour provoquer ce changement.

Premièrement, je quitte le Québec pour avoir l’entière liberté de faire l’école à la maison à mes enfants. Ce n’est pas qu’il est illégal de faire l’éducation à domicile au Québec, c’est tout simplement incompris par le ministère. Incompréhension est synonyme de peur et la peur cause des bâtons dans les roues pour les parents. Au Manitoba, l’école à la maison est un méthode d’éducation pleinement reconnue et respectée. Je suis donc hyper heureuse d’aller voir comment ça se passe là-bas.

Deuxièmement, après 10 ans de vie à la campagne, loin de tout, je souhaite aller vivre en ville. Mais la grosse métropole m’intéresse peu. J’entends dire que Winnipeg n’est pas une « vraie ville ». Eh bien, après la campagne, je devrais être servie à souhait.

Troisièmement, je veux retourner sur le marché du travail. Après une méga longue pause à la maison, j’ai hâte de faire le saut. Pour moi, il y a plus de possibilité à Winnipeg que dans mon petit village. Je souhaite aussi un retour aux études. Être à la ville me rapprochera aussi des lieux de savoir.

Et pour terminer, je veux vivre une expérience différente de notre routine. Je veux montrer à mes fils que tout est possible. Qu’on se laisse porter par la vie et qu’on choisit de vivre de la manière que l’on veut.

Alors pour ceux qui croient que Daniel m’impose son choix et qu’il me tord le bras pour quitter le Québec détrompez-vous !

Il aurait été facile pour moi d’énumérer tous les problèmes du Québec et dire que c’est pour cela que je quitte. Mais ce n’est pas le cas, je pars pour moi. Je pars pour ma famille.

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